Electricité, livre A, assurance chômage… qui va changer au 1er…

A partir du mercredi 1er février, certains secteurs comme l’énergie et la banque connaîtront des hausses tarifaires. Des changements sont également prévus concernant la durée des indemnités de chômage.

Voici les changements qui auront lieu dans divers secteurs à partir du 1er février :

Après le gaz en janvier, c’est au tour des tarifs réglementés de l’électricité d’être revus à la hausse. À partir du 1er février, les tarifs de l’énergie augmenteront, mais ne pourront pas dépasser 15 %. Instaurée après l’élargissement du bouclier tarifaire, cette limitation « s’applique à tous les ménages, copropriétés, logements sociaux, petits commerces et les plus petites communes », précise Service public.fr. Pour les ménages qui se chauffent à l’électricité, cette mesure représente une augmentation moyenne de 20 € par mois. Sans le bouclier douanier, « cela aurait été 180 € », indique le site officiel de l’administration française.

Ce n’était plus arrivé depuis 2009. Le taux du Livret A va augmenter : il va passer de 2 % à 3 %. Une réévaluation identique s’applique également au livret pour le développement durable et solidaire (LDDS) et au livret jeune. Le compte d’épargne populaire (LEP) a vu ses taux d’intérêt grimper à 6,1% (contre 4,6% auparavant). Cette revalorisation bancaire est une conséquence de la forte hausse des prix, et les prix de ces différents livrets sont calculés en fonction de l’inflation.

La nouvelle a été annoncée le 20 janvier par le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire. Du 1er février au 1er juillet, le taux usuraire maximum qu’une banque peut prêter à ses clients sera désormais revu mensuellement. Jusqu’à présent, la périodicité était trimestrielle. Cette révision « s’appliquera à toutes les catégories de taux d’attrition, notamment les crédits immobiliers, les crédits à la consommation et les crédits aux collectivités locales et aux associations », a précisé le ministre de l’Economie dans un communiqué.

Dans le cadre de la réforme de l’indemnisation du chômage, un décret prévoit de réduire de 25 % la durée d’indemnisation. Cette mesure s’applique uniquement aux nouveaux allocataires de Pôle Emploi dont le contrat de travail expire le 1er février. Ceux dont la procédure de licenciement aurait été engagée avant cette date ne sont pas concernés. « La date d’engagement de la procédure de licenciement correspond, selon le cas, à la date de l’entretien préalable ou à la date de présentation de la lettre de convocation à la première réunion du comité social et économique », précise le décret. publié au Journal officiel du 27 janvier.

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Dans les universités, l’entrée en première année de master se fera en ligne via My Master’s. A partir du 1er février, le site monmaster.gouv.fr remplacera findmonmaster.gouv.fr. Lancée par le ministère de l’Enseignement supérieur, cette nouvelle plateforme permettra aux étudiants d’accéder à tous les masters proposés en France (à l’exception de quelques rares formations). Surtout, ce nouveau site leur offrira la possibilité de centraliser toutes leurs candidatures dans un seul fichier. Si le site devient opérationnel le 1er février, les étudiants pourront commencer à postuler à partir du 22 mars.

Deux plafonds du dispositif d’aides publiques de MaPrimeRenov seront relevés : « MaPrimRenov’ copropriétés » passe de 15 000 à 25 000 euros et « MaPrimRenov’ sérénité » de 30 000 à 35 000 €. Cette revalorisation des primes a été inscrite « pour tenir compte de l’inflation et favoriser les rénovations globales », a précisé Christophe Béchu, ministre de la Transition écologique, dans un communiqué fin décembre.

MaPrimeRenov’ a été créée en 2020 et permet de financer des travaux d’isolation, de chauffage, de ventilation ou d’audit énergétique d’une maison individuelle ou d’un appartement en logement collectif. Ce prix est offert à tous les propriétaires et à toutes les copropriétés construites depuis au moins 15 ans.

Les prix des taxis ont légèrement augmenté. Le prix maximum du kilomètre parcouru est porté à 1,21 €, contre 1,12 € jusqu’à présent. Le tarif horaire – qui comprend les trajets lents et les temps d’attente – sera fixé à 38,96 €. Il était de 37,46 € l’an dernier. En revanche, le prix minimum pour une course ne change pas et reste à 7,30 €. Idem pour le prix affiché au compteur lors de la prise en charge du client, toujours fixé à 4,18 € maximum.