Goupil-Othon. Un nouveau départ dans le bricolage pour Patrice Monoury

Après 30 ans en entreprise, il décide de s’installer à son compte, dans la franchise SOS-Bricolage, et propose ses services pour diverses missions.

Montage de meubles, petite menuiserie, petits travaux de peinture, petites réparations d’électroménager ou encore petits déménagements, Patrice Monoury propose plusieurs missions de bricolage aux habitants des villages environnants, jusqu’à 15 km de Goupil-Othon, soit-disons aussi loin comme Bernay, Brionne ou encore Le Neubourg.

Depuis son lancement il y a un mois, de nombreux clients ont déjà appelé. « Les voisins m’ont donné des activités, des emplacements placo ou encore des tuiles. Surtout, j’ai fait beaucoup de devis », raconte-t-il. Cependant, il fait déjà face à une concurrence déloyale : le moonshine. Patrice Monaury ne peut pas compenser les prix de ces personnes. « Les gens ne comprennent pas que quand on est indépendant, on a un camion à payer, une assurance professionnelle obligatoire, on est assujetti à la TVA, etc., dit-il. S’ils comparent ça aux gens qui travaillent au noir, bien sûr, nous ne pouvons pas supporter la comparaison. »

Des services divers

Ce hobbit commence quand, jeune adulte, il démonte et répare le moteur d’une voiture. Son appétit pour le bricolage et la plomberie ne le quitte pas. « J’ai refait cinq maisons, donc je peux tout faire dans une seule maison, annonce-t-il. Pour l’une d’entre elles, je voulais juste acheter les murs et le toit, parce que je ne voulais pas me tuer à faire les gros travaux et j’ai fait tout moi-même : isolation, Placo, électricité ou encore plomberie. »

Maçonnerie, plomberie ou chauffage central, rien ne leur échappe. « Mais comme je n’ai pas les diplômes, je ne peux pas faire une salle de bain avec toute la plomberie qui va avec », dit-il. En effet, il est nécessaire d’avoir l’attestation pour mettre en place l’assurance décennale, qui est obligatoire. « Je me limite à travailler sur toutes les terminaisons », explique-t-il, comme les prises électriques, les douilles de lampes et les robinets. Du côté de la maçonnerie, elle propose un travail d’enduit, de joints ou encore de carrelage. Mais ce manque de diplôme est en revanche « un intérêt », comme le souligne Patrice Monoury. « Je prends l’exemple de mon voisin. Il avait des toilettes qui fuyaient, son plombier était en vacances. J’ai pris beaucoup d’outils et changé le débit. Il est content comme quelque chose car j’ai des responsabilités et certainement pas le même prix qu’un plombier », ajoute-t-il.

Il peut aussi s’occuper du nettoyage extérieur, comme changer le fil d’un coil, monter des meubles ou encore enlever des branches.

Plusieurs magasins de bricolage le recommandent également et le confient à leurs clients pour le montage d’abris de jardin, d’aires de jeux pour enfants ou encore de barbecues. Chacun y trouve son compte. « Les gens ont une solution. Peut-être que les gens étaient réticents à acheter quelque chose parce qu’ils n’avaient pas les moyens de le transporter ou de le monter » raconte Patrice Monoury.

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Un projet loin de son ancienne vie

Après ses études, Patrice Monoury rejoint un grand groupe et évolue peu à peu dans la société. En fin de carrière, après 33 ans au sein de l’entreprise, il est responsable de l’exploitation et de la maintenance du site et de la gestion de la production. « J’ai managé jusqu’à 150 personnes, mais aujourd’hui gérer des hommes est de plus en plus compliqué », annonce-t-il. Il subit beaucoup de pression de la part de la direction et des clients. « Nous travaillions avec des machines obsolètes et constamment en panne », se plaint-il. Quand je suis arrivé à Roubaix, j’avais cinq chefs pour diriger la production. Quand je suis parti, il n’y en avait que deux. Ils n’étaient pas remplacés, alors j’ai fait son boulot, c’était devenu ingérable. Je pense que j’étais au point de burn-out.

Puis il a eu un déclic et a décidé de quitter son emploi pour ouvrir sa propre entreprise, PCB3M. « Je me dis, je sais faire des choses, je pourrais gagner moins, mais ce sera différent : je n’aurais pas 1 000 km à faire chaque semaine, je n’aurais pas de logement à prendre et à rester à l’écart. ma famille », se souvient-il.

Une franchise pour l’aider

« Je ne voulais pas me lancer tout seul, je voulais être accompagné, car créer une entreprise n’est pas facile, on peut faire des erreurs donc c’est bien d’être accompagné », décrit-il. C’est pourquoi il choisit de rejoindre la franchise SOS-Bricolage et demande conseil à la Chambre de Commerce et d’Industrie de Bernay. Cette franchise apporte de nombreux avantages tels que des partenariats avec une firme expérimentée, une image nationale ou encore des recommandations d’autres confrères. « Il y a un forum sur le site où tu peux discuter avec des collègues, par exemple, s’ils ont une intervention avec difficulté, partager leur expérience et tout le monde en profitera », décrit-il. En même temps, il fait partie d’une coopérative qui permet aux clients d’obtenir des crédits d’impôt.

Pour le contacter et obtenir un devis : 07 70 02 96 81 ou [email protected]

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