INFOGRAPHIE. Agriculture, eau potable, centrales nucléaires…

Alors que la France connaît une sécheresse historique, franceinfo se penche sur les chiffres de la consommation d’eau.

L’été 2022 sera probablement le plus sec que la France ait jamais connu. C’est en tout cas un constat déjà vérifié pour le mois de juillet. Dans certains endroits, économiser l’eau est urgent et les préfectures prennent des mesures pour limiter la consommation. Selon le site Internet de Propluvia, mercredi 10 août, le seuil de la « crise », le plus élevé en termes de sécheresse, avait été atteint dans une soixantaine de départements, sur tout ou partie de leur territoire. A ce niveau d’alerte, il est interdit d’arroser votre pelouse, de remplir votre piscine, de laver votre voiture ou vos façades et toitures, mais aussi d’irriguer les cultures.

Mais combien pèsent l’agriculture, les usages domestiques ou le refroidissement des centrales nucléaires sur la consommation d’eau de la France ? Franceinfo fait un budget, graphisme à l’appui.

32,3 milliards de m3 d’eau prélevés

Chaque année en France métropolitaine, il pleut en moyenne (calculée sur la période 1990-2018) 512 milliards de mètres cubes d’eau, soit 932 mm, selon les données du ministère de la Transition écologique (fichier PDF). De cette précipitation, 60% s’évapore. Les 40 % restants sont de la « pluie efficace », c’est-à-dire l’eau qui alimente les cours d’eau ou les nappes phréatiques, et qui reste donc disponible.

Dans ces eaux de surface et souterraines, la France pompe 32,3 milliards de m3, selon les données de 2018. C’est l’eau dite « prélevée », qui comprend l’eau consommée et qui revient directement après usage, comme c’est le cas pour le nucléaire en circuit ouvert. plantes, par exemple. La moitié (16 milliards de m3) de cette eau douce est en effet utilisée pour refroidir les centrales de production d’électricité, et 5,4 milliards (16,8 %) pour alimenter les canaux. Les 30% restants sont prélevés pour la production d’eau potable, agricole ou industrielle.

Toute l’eau prélevée pour refroidir les centrales et alimenter les canaux provient des eaux de surface. Pour l’eau potable, l’agriculture ou l’industrie, les prélèvements sont effectués sur des eaux de surface et souterraines, plus propres.

Côté usage industriel, les données fournies par la Banque Nationale des Echantillons Quantitatifs d’Eau (BNPE) renseignent sur les volumes d’eau consommés par chaque installation en France. Selon ces données, les industries qui ont prélevé le plus d’eau en 2018 étaient l’usine d’Alsachimie près de Mulhouse (100,8 millions de m3), une usine de valorisation des déchets à Grand-Quevilly près de Rouen (79,4 millions de m3) et une autre située à Issy-les . -Moulineaux, près de Paris (79,3 millions de m3).

5,3 milliards de m3 d’eau consommés

L’eau consommée, c’est-à-dire celle qui n’est pas restituée au milieu aquatique après usage, représente en moyenne 5,3 milliards de m3 par an, soit environ 16 % de l’eau prélevée. Cela représente 82 m3 par habitant, précise le ministère de la Transition écologique.

L’agriculture est le principal consommateur, avec 45 % du total, devant le refroidissement des centrales électriques (31 %), la production d’eau potable (21 %) et les usages industriels (4 %).

Contrairement à l’industrie, l’agriculture consomme la quasi-totalité de l’eau prélevée. S’il utilise 45 % de l’eau consommée en France en un an, cette part monte à 80 % sur la période de juin à août, note le ministère. La limitation de l’irrigation en été devient donc plus stratégique.

L’eau agricole est principalement utilisée pour nourrir les animaux et irriguer les cultures. En 2020, 7,3 % de la surface agricole était irriguée, contre 5,8 % en 2010, notamment dans la moitié sud de la France. Les cultures irriguées sont majoritairement le blé (41% de la surface irriguée), suivi du blé ou du sorgho (17%), selon les chiffres de 2010.

Mais la répartition de l’eau consommée est très variable selon les bassins. La zone la plus consommée pour la production d’électricité est le bassin Rhône-Méditerranée. Sur le plan agricole, le bassin Adour-Garonne est le plus gourmand. A noter que ces comptes n’incluent pas les consommations d’eau de mer des centrales nucléaires situées le long de la Manche (Gravelines, Paluel, Penly et Flamanville).

3,7 milliards de m3 d’eau potable consommée

Au total, 4,9 milliards de m3 d’eau potable ont été mis en circulation en 2020, selon les données de l’Office français de la biodiversité (OFB). Mais environ 20 % de ce volume est perdu chaque année, à cause de fuites dans les réseaux de distribution. En conséquence, 3,7 milliards de m3 d’eau potable ont été consommés. Autrement dit, chaque Français consomme en moyenne 149 litres d’eau potable par jour, selon l’Observatoire des services publics de l’eau et de l’assainissement. Une figure stable dans le monde depuis dix ans.

Quelle est la répartition de la consommation de cette eau potable à usage domestique ? Les données publiées par le Centre d’Information sur l’Eau montrent que le premier poste de consommation est la douche et la salle de bain (39%), devant les sanitaires (20%) ou la lessive (12%). L’eau utilisée pour l’alimentation ne représente que 7%, entre la cuisine (6%) et la boisson (1%).

Ces données vous donnent une idée de l’endroit de votre maison où il est le plus utile de réduire votre consommation d’eau. Mais ces chiffres n’ont pas été actualisés depuis… 1995. En 27 ans, on imagine facilement des changements dans les pratiques et l’équipement des ménages, par exemple. Contacté par franceinfo, le Centre d’information sur l’eau estime que des variations peuvent être faites à la marge, et espère pouvoir actualiser cette estimation.

La présence de sel dans les puits « affecte le goût de l’eau et a le pouvoir de corroder la plomberie de la maison et de favoriser l’apparition de contaminations métalliques [ex : plomb et cuivre] », explique-t-on dans l’étude

Comment faire de l’eau potable avec de l’eau de pluie ?

Si nous voulons rendre l’eau de pluie potable, ajoutez-y :

  • ou un système de microfiltration, notamment équipé d’un filtre inférieur à 1 micron (filtre céramique, charbon actif, etc.). …
  • ou un système d’osmose inverse, où l’eau passe goutte à goutte à travers une membrane.
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Comment filtrer naturellement l’eau de pluie ? Le charbon actif est utilisé comme moyen de filtration depuis la nuit des temps. Il est composé de différentes plantes (coquillage, bois, etc.). Avant utilisation, le goudron est débarrassé, c’est la matière brûlée lors d’un barbecue. Plus le charbon est fin, plus il retient de particules, même le gaz contenu dans l’air.

Comment traiter l’eau pour la rendre potable ? Il suffit de chauffer l’eau à 100°C pour éliminer la plupart des micro-organismes (mais pas les produits chimiques). En pratique, selon les recommandations de l’OMS, l’eau doit être bouillie pendant 1 à 3 minutes pour la rendre potable.

Comment transformer l’eau de pluie en eau potable ? Pour rendre l’eau de pluie vraiment potable, d’un point de vue sanitaire (et légal, du moins en France), il faut s’assurer que le pH de la cuve est stable. Ainsi, il existe trois méthodes pour rendre l’eau de pluie potable : la microfiltration, l’ultrafiltration et l’osmose inverse.

Quelles sont les conséquences de l’exploitation ?

La déforestation; Pollution de l’eau (marée noire); Pollution de l’air par les émissions de gaz à effet de serre.

Quelles sont les conséquences sur l’environnement ? acidification de l’air; formation d’ozone troposphérique; appauvrissement de la couche d’ozone; particules et effets respiratoires des substances inorganiques.

Quelles sont les conséquences de l’exploitation pétrolière ? Tous les mammifères marins, poissons, oiseaux et flore. Quelle que soit leur quantité, les hydrocarbures perturbent l’équilibre écologique et sont très nocifs pour nos écosystèmes. Lorsque ce matériau dangereux atteint la côte, il colle aux bateaux, aux plumes d’oiseaux, à la peau et aux rochers.

Quelles sont les conséquences de l’exploitation des ressources naturelles sur les paysages ?

En effet, l’exploitation intensive des ressources de la Terre est l’un des 5 facteurs d’érosion de la biodiversité avec la fragmentation des habitats, le changement climatique, la pollution et l’introduction d’espèces envahissantes.

Quel est l’impact des ressources naturelles ? Ainsi, de nombreuses études indiquent que les ressources naturelles ont eu des effets positifs sur le développement économique local à travers l’augmentation des salaires réels, la réduction du chômage et de la pauvreté, et l’augmentation de l’activité économique à l’extérieur de la région.

Quelles sont les conséquences de l’exploitation des ressources naturelles ? L’exploitation non durable des ressources naturelles dégrade les espaces de vie des populations humaines et nuit à leur santé. Elle détruit également l’ensemble de l’écosystème et perturbe son fonctionnement global, ainsi que tous les services écosystémiques qu’il fournit.

Quels sont les problèmes liés aux ressources naturelles ?

Les ressources naturelles sont soumises à des pressions de plus en plus intenses et concurrentes, découlant dans la plupart des cas de plusieurs facteurs : les changements démographiques (croissance démographique, migration et urbanisation) ; pressions du marché (commercialisation accrue, intensification…

Quelles sont les causes de la disparition des ressources naturelles ? Exploitation minière à grande échelle. L’abattage aveugle d’arbres causé par la déforestation. La surpêche ou la surpêche qui ravage les fonds marins et détruit habitats et espèces. L’extraction d’immenses quantités de combustibles fossiles tels que le pétrole, le gaz naturel et le charbon.

Quels sont les enjeux liés à l’exploitation des ressources naturelles ?

Les impacts sont variés : érosion des sols, atteinte à la biodiversité, dégradation des paysages, consommation de minéraux, d’énergie, d’eau et d’autres ressources, émissions de polluants dans l’environnement et déchets souvent non valorisables que la gestion (stockage, traitement, élimination, valorisation) …

Quels sont les risques associés à l’exploitation des ressources ? Le pétrole et le gaz, l’exploitation minière, l’alimentation et les boissons et les transports sont les plus exposés au regard de cinq enjeux : la biodiversité, les émissions de gaz à effet de serre (GES), les autres émissions de gaz, l’eau et les déchets.

Pourquoi boire de l’eau de mer ?

L’eau de mer possède de nombreuses vertus pour détoxifier l’organisme. L’eau de mer possède de nombreuses propriétés et vertus pour le corps humain. Il est particulièrement efficace pour détoxifier l’organisme. En respirant, en buvant ou encore en prenant des bains, ses propriétés pénètrent les tissus et les renforcent.

Quels sont les bienfaits de l’eau de mer ? L’eau de mer analgésique, antivirale et antibactérienne C’est ainsi que l’eau de mer soulage les maladies du nez, l’asthme et la bronchite. Enfin, l’iode contenu dans l’eau de mer stimule la thyroïde. L’hormone est donc mieux distribuée dans l’organisme.

Pourquoi est-il déconseillé de boire de l’eau de mer ? Car l’eau de mer, loin d’étancher notre soif, conduit au contraire à la déshydratation. Comme l’eau douce, l’eau de mer contient de nombreux sels dissous et minéraux essentiels à notre organisme, notamment du sodium, du chlore, du calcium ou encore du magnésium.

Qui pollue la mer ?

Les plastiques à usage unique tels que les couverts, les bouteilles, les pailles, les cotons-tiges et les filtres de cigarettes sont responsables de 50 % de la pollution marine.

. Quand on pense à la pollution des océans, les déchets plastiques viennent souvent à l’esprit en premier. Pourtant, les déchets que l’on retrouve en plus grande quantité ne sont pas en plastique : il s’agit en fait de mégots de cigarettes.

Quel est l’obstacle principal au développement du dessalement dans les pays Sous-développés ?

Ils soulignent notamment que loin d’être un simple déchet, la saumure, dont la gestion « peut représenter jusqu’à 33 % des coûts d’une usine » et est « l’un des principaux freins » au développement du dessalement, a pour potentiel de devenir une ressource.

. Cette technique a l’avantage de produire une eau très pure mais l’inconvénient de consommer beaucoup d’énergie (15kWh/m3 d’eau traitée) et donc d’être très coûteuse. Aujourd’hui, elle n’a d’intérêt que si elle est associée à la production électrique (cogénération) (academie-agriculture.fr, 2014).