Machecoul Saint-Même : de nouvelles fouilles archéologiques enterrent un projet immobilier

Cette fois, le projet de résidence Notre-Dame au cœur de Machecoul est définitivement abandonné. Vilogia met en avant les surcoûts des nouvelles fouilles archéologiques en cours.

Le projet de résidence Notre-Dame est abandonné. Vilogia ne construira pas les 37 appartements prévus pour remplacer l’ancienne école privée, aujourd’hui démolie, au cœur de la ville. Le maire Laurent Robin a annoncé l’information le 3 novembre en conseil municipal.

Fin octobre, le promoteur Sozialwunnengen écrit à la commune pour annoncer qu’il renonce totalement à cette opération. La raison : un surcoût lié à des fouilles archéologiques supplémentaires, selon un premier diagnostic de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) en avril dernier.

Des traces de la fortification du château

Le signalement indique la présence sur le site de fortifications du château et d’éléments historiques assez conséquents. La Direction régionale de la culture (Drac) a donc recommandé de nouvelles recherches. Il appartient ensuite au maître d’œuvre de décider si les travaux doivent se poursuivre ou non.

« Nous avons fait appel à deux archéologues pour estimer les conséquences financières et temporelles de ces fouilles », explique Pascale Hennings, responsable de territoire adjointe chez Vilogia. On nous a annoncé des chiffres importants avec une estimation entre 800 000 et 1,2 million d’euros. Et au niveau du calendrier, trois à cinq ans à attendre. En raison des conditions financières et d’un marché très fluctuant, nous ne cassons plus. »

Un bilan de 3,5 millions d’euros déjà fragilisé par les nombreux rebondissements de l’entreprise. Ces difficultés budgétaires ont été clairement identifiées lors des négociations de vente du terrain en début d’année.

La commune avait ramené l’achat du terrain de 2 900 m2 à 245 000 €. Une transaction qui n’a finalement pas lieu car elle est interrompue par le projet.

Quel avenir pour ce « terrain vague » ?

Un peu agacé, Laurent Robin a présenté la situation devant les conseillers municipaux : « Nous sommes face à une situation où nous avons démoli un bâtiment et maintenant nous regrettons de l’avoir fait, car nous aurions transformé les bâtiments existants en logements. » . Cela aurait été beaucoup plus facile et cela aurait eu moins d’impact. Nous sommes maintenant face à un jeu gratuit dont nous devons encore définir ce que nous allons en faire. »

À Lire  Lot-et-Garonne : Les Loupiots, une école aux méthodes loin de l'Education nationale

La municipalité a déjà pris rendez-vous avec la Drac pour tenter de « sortir positif » de ce qui ressemble à une impasse.

Il n’est pas totalement exclu que nous puissions construire quelque chose, mais la probabilité que nous y parvenions est, je pense, relativement faible. Il se pourrait bien que l’ancienne école Notre-Dame devienne un parc public. Ce qui a aussi d’autres avantages, mais le voici…

Sans projet immobilier, il n’y aurait aucune obligation de mener de nouvelles recherches archéologiques.

« Si j’ai bien compris, poursuit Laurent Robin, il n’y a pas beaucoup de sites en France de cette nature et à cette époque. Si c’est si intéressant, on peut imaginer que la Drac serait prête à financer des fouilles. Pour l’instant, ce ne sont que des suppositions. »

Une réflexion sur les futurs projets immobiliers

Bruno Ezequel, élu de l’opposition, s’interroge sur le montant du devis : « Comment justifiez-vous un million d’euros pour des fouilles ? Ce montant pourrait-il être revu à la baisse ?

Pour les prochains projets immobiliers, Bruno Milcent, conseiller municipal, attend : « Il faut se poser la question : est-ce qu’on démolit et on prend des risques ou est-ce qu’on rénove à tout prix et ne pas risquer de se retrouver dans des situations similaires. ? »

Des logements en moins

Pour la densification de l’habitat en centre-ville, de nouvelles voies doivent être explorées. « C’est une très mauvaise nouvelle par rapport à notre volonté d’offrir des logements et par rapport aux huit familles qui avaient postulé pour ces appartements, précise Laurent Robin. Toute cette belle construction, fruit de deux années de travail de l’équipe précédente et de la nôtre. , abattre. « 

Cet article vous a-t-il été utile ? A noter que vous pouvez suivre Le Courrier du Pays de Retz dans la rubrique Mes News. En un clic, après inscription, vous retrouverez toutes les actualités de vos villes et marques préférées.